Améliorer la performance énergétique des logements

 

L’énergie la moins chère est celle qui n’est pas consommée. Il est crucial d’agir en faveur de la réduction de la consommation des ménages, et ce via un soutien public à l’amélioration de la performance énergétique des logements. La rénovation énergétique permet en effet d’offrir aux ménages des réponses structurelles à leurs difficultés d’accès à l’énergie, tout en répondant aux enjeux de la réduction des émissions de CO2.


A l’heure actuelle, les aides publiques octroyées pour soutenir ce type de démarches bénéficient principalement aux ménages aisés, qui dépensent davantage de deniers publics alors qu’ils représentent une faible part de la population. Ce constat d’iniquité sociale est à corriger d’urgence, notamment pour limiter les effets d’aubaine (l’octroi de primes et de prêts à taux zéro à des ménages qui ont les moyens d’investir et l’auraient fait sans ces aides).


Des améliorations ont vu le jour sous la précédente législature via l’Alliance Emploi Environnement. La Région wallonne a notamment créé l’écopack, un produit financier combinant un prêt à taux zéro et un préfinancement  des primes régionales. Ces primes sont désormais établies en fonction des revenus de même que la durée de remboursement du prêt (moins on a de revenus et plus on a un prêt de longue durée).

Par ailleurs, un enjeu central est l’amélioration de la performance énergétique du parc locatif privé, qui ne bénéficie aujourd’hui que de 5% des aides existantes.

 

Pour le RWADE, il est impératif :

  • De faire des ménages en difficulté de paiement et/ou précarisés la cible prioritaire d’une politique de rénovation et d’amélioration de la performance énergétique des logements. Les deniers publics doivent en effet aller en premier lieu vers ceux qui ne peuvent financer eux même les travaux permettant des économies d’énergie, et dès lors des diminutions des factures ;
  • D’établir des objectifs chiffrés et contraignants qui permettent de garantir que la cible prioritaire bénéficie enfin réellement des moyens dégagés ;
  • D’investir une partie des moyens disponibles au développement de stratégies publiques d’approche et d’accompagnement, favorisant l’émergence d’une demande de rénovation auprès des ménages fragilisés qui se tournent difficilement vers ce type de démarches ;
  • D’inciter les propriétaires bailleurs à la mise en location de biens de qualité, via une régulation des loyers qui tienne notamment compte de la performance énergétique du logement. Pour cela, il faudra réguler les loyers en tenant compte de la performance énergétique du logement, à la fois pour faire valoir l’investissement consenti par le propriétaire et pour équilibrer la somme loyer plus factures pour le locataire.