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Compteurs communicants : la Wallonie ne laissera pas le choix aux consommateurs

 

 

Ce mercredi 18 juillet, le Parlement de Wallonie s'exprimera sur le projet de Décret encadrant le déploiement des compteurs communicants. Ce déploiement était initialement planifié pour l'ensemble des ménages. Il a été revu suite aux travaux de la Commission Energie du Parlement wallon, mais aussi grâce aux interpellations citoyennes et associatives. D’après le texte déposé, le déploiement ne concernerait que certaines catégories de ménages : les ménages en défaut de paiement et ceux qui disposent d’un compteur à budget, les prosumers et les gros consommateurs d'énergie, ainsi que ceux dont le compteur est vétuste. Les dispositions proposées par le Gouvernement wallon laissent néanmoins toute latitude aux gestionnaires de réseaux de distribution d'étendre ce déploiement beaucoup plus largement. Ce qui arrivera très certainement, c'était le projet initial d'ORES, qui serait alors simplement reporté à 2023.

 

 

Et surtout le projet de décret ne laisse aucune possibilité aux consommateurs de choisir si, oui ou non, ils souhaitent être équipés d'un tel compteur. Un choix passif peut-il vraiment répondre à l’ambition déclarée du projet, qui est de rendre les consommateurs actifs ? Laisser le libre choix aux consommateurs aurait pourtant permis de mieux respecter leurs droits, mais aurait aussi incité les acteurs du marché à mieux expliquer les « avantages » de ces compteurs.

 

Nous saluons le travail des parlementaires de l'opposition PS et Ecolo qui ont formulé plusieurs propositions défendues par le RWADE et visant à mieux protéger les consommateurs : l’interdiction des coupures à distance, le recours au juge de paix et la suppression du mécanisme des compteurs à budget, l’établissement d’un nombre de plages horaires maximum dans le cadre du développement des tarifs dynamiques, etc. Ils n’ont malheureusement pas été soutenus par les députés de la majorité. Les échanges en Commission ne laissent nul doute quant à l'issue du vote en plénière de ce jour.

 

Pourtant, dans ce combat pour ne pas nous voir imposer une technologie simplement parce qu’elle existe, il nous semble vital d’être vigilants sur l’objectivation des données. Jusqu’à présent, une série de chiffres qui ont été fournis pour justifier le déploiement continuent de poser question.

Le RWADE demande à ce que la société civile soit largement représentée dans le comité de suivi qui va être mis en place et à ce que des balises soient prises pour limiter l’impact négatif du projet sur les consommateurs, en ce compris les plus vulnérables, mais pas seulement !


Mieux encore : faisons ensemble des élections 2019 une occasion incontournable de remettre le dossier sur la table, de porter une autre vision de la transition énergétique et de plaider pour que les droits des citoyens et l’intérêt général soient au cœur des décisions publiques.